| Nadia Danova
"Ainsi dit Jean Chrisostome"
La présente recherche repose sur l’analyse
de textes bulgares, grecs, serbes et ottomans du XVIIIe et du XIXe
siècle. C’est une tentative d’éclaircir
l’attitude à l’égard du rire dans les
Balkans à l’époque de la formation du code moral
bourgeois. Les données montrent que l’homo ridens
balkanique n’est pas homogène et qu’il est en
corrélation avec le climat idéologique général
que présentent les différents auteurs de textes. L’image
démonisée de l’homme qui rit se dégage
clairement des textes liés aux milieux conservateurs de l’Empire
ottoman. D’autre part, il y a les textes où se dessine
la position des porteurs des idées des Lumières. Ainsi
le problème de l’attitude à l’égard
du rire revêt-il de l’intérêt en tant qu’un
des aspects du grand débat entre l’Église et
les défenseurs des idées de la modernisation de la
société, qui a éclaté au début
de l’époque bourgeoise. D’un côté
se dégage la position concernant le rire et l’homme
qui rit de Nicodème Agiorite, de l’autre les conceptions
de Rigas Vélestinlis, Adamandios Koraïs, Konstantin
Fotinov, Néophyte Bozveli, Émanuel Vaskidovitch, etc.
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